La solution pour limiter la pollution liée au transport maritime pourrait venir d’une start-up de l’EPFL qui développe un filtre nanostructuré à insérer dans les cheminées des navires. De plus, les cargos maritimes sont parmi les plus gros pollueurs de la planète. Des normes plus strictes en matière d’émissions de soufre vont entrer en vigueur dès 2020.
Quelque 55'000 cargos naviguent quotidiennement sur les océans du globe, propulsés par un fioul plus polluant que le diesel. Les normes peu restrictives font du transport maritime le plus gros émetteur d’oxyde d’azote et de soufre avec l’aviation. Développé actuellement à l’EPFL, un filtre à placer dans les cheminées d’échappement des cargos pourrait constituer une solution écologique et économique.Filtre nanostructuré : solution écologique et économique
L’idée de résoudre le problème des émissions de gaz toxique a germé dans la tête du chercheur Mario Michan après avoir oeuvré sur des cargos marchands alors qu’il terminait son master en microtechnique. Des éléments glanés dans les divers laboratoires où il a travaillé ainsi que plusieurs brevets ont encore été nécessaires à faire avancer le projet.
Mais c’est au CERN, alors qu’il travaillait dans un autre domaine, qu’il a trouvé un procédé essentiel à la mise en œuvre de son concept original, en observant les technologies pour le revêtement intérieur de l’accélérateur à particules.
Le concept se veut écologique puisque le matériau contenu dans le filtre est prévu pour être recyclé. De plus les gaz d’échappement emprisonnés deviennent inertes et pourraient être utilisés pour produire divers produits, par exemple du fertilisant. Le principal enjeu est maintenant de développer les techniques pour produire ces filtres sur de grandes surfaces et à moindre coût.
