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Il y a plus d'un anpar horizon-durable.ch

Réchauffement climatique:

 

La tordeuse des bourgeons de l'épinette, un insecte nuisible, fait des ravages dans la forêt boréale canadienne où elle pullule à la faveur du réchauffement climatique, s'est inquiété vendredi le ministère canadien des Ressources naturelles.

 

Ce papillon de nuit, originaire du Canada, s'attaque désormais aux trois principales espèces de conifères présentes dans la forêt boréale: le sapin baumier, l'épinette blanche et l'épinette noire.

 

Les observations permettent de conclure que "les épidémies se situent toujours plus vers le nord", a-t-il souligné.

 

"Le comportement de l'insecte a changé" car auparavant "l'écosystème des épinettes noires était trop au nord, où il faisait trop froid" pour qu'il survive, a relevé pour l'AFP Jacques Régnière, entomologiste au service canadien des forêts qui dépend du ministère des Ressources naturelles.

 

Les tordeuses déposent leurs oeufs sur les arbres qu'elles parasitent. Une fois que les chenilles naissent, elles dévorent les bourgeons et peuvent les tuer au bout de quatre ou cinq ans.

 

Une épidémie est actuellement observée au Québec, au nord du Lac Saint-Jean (450 km au nord de Montréal) et sur la Côte Nord du golfe du Saint-Laurent, et menace sérieusement l'industrie forestière, selon le scientifique.

 

"Le réchauffement climatique dans le nord permet à l'insecte de finir son cycle vital" car il y fait moins froid qu'à l'accoutumée mais moins chaud que dans le sud du pays où, face aux chaleurs, l'insecte épuise trop rapidement ses réserves, a expliqué M. Régnière.

 

Par rapport aux normales des dernières décennies, la température relevée dans la forêt boréale canadienne a augmenté d'au moins un demi degré Celsius, ce qui a permis à la tordeuse des bourgeons de l'épinette de migrer d'une centaine de kilomètres plus au nord, a-t-il dit.

 

"Ça va vite et ça peut s'amplifier énormément", a conclu l'entomologiste du ministère canadien des Ressources naturelles

 

Selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés des températures en 1880. La température moyenne combinée à la surface des sols et des océans a atteint en juin 16,22 degrés Celsius, soit 0,72°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle pour ce mois-là, dépassant ainsi le dernier record de chaleur pour juin, qui remontait à 2010.

 

Source: rtl.be

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