Horizon-Durable.ch

Facebook Twitter 

a:1:{s:2:"fr";s:31:"«C’est la maison du futur!»";}

Il y a plus d'un anpar horizon-durable.ch

«J’ai tellement de projets qu’il me faudrait encore dix vies!» s’amuse le Genevois Thomas Büchi. Le quinquagénaire vient en tout cas de terminer sa dernière réalisation: la «maison de l’avenir», qui a vu le jour à 1300 mètres d’altitude à Nax, sur la commune du Mont-Noble (VS). C’est la première maison «Energie +» du Valais et de Suisse romande. «Cela signifie concrètement qu’elle produit davantage d’énergie qu’elle n’en consomme», explique celui qui vient de remporter le concours pour l’extension de la cabane de la Dent-Blanche.

 

PDG de l’entreprise genevoise Charpente Concept, Thomas Büchi pense «développement durable» depuis plus de vingt ans. Avec son ami l’architecte genevois Hervé Dessimoz, ils ont bâti l’emblématique Palais de l’Equilibre d’Expo.02 ainsi que le refuge du Goûter au Mont-Blanc, à 4000 mètres d’altitude. «On s’était dit avec Hervé que s’il était possible de construire un bâtiment en bois énergétiquement autonome là-haut, il était possible de le faire ailleurs!» Voilà qui est fait. Et à Nax, le président de la commune du Mont-Noble, Bernard Bruttin, dit «se réjouir de cette initiative privée»: «Nax possède déjà le premier hôtel écologique d’Europe, construit en bottes de pailles.» La «maison de l’avenir» a beau être en bois (100% suisse), elle n’en est pas moins futuriste. La nouvelle construction appartient à Thomas Büchi et à son épouse, Patricia, qui envisagent, pourquoi pas, de s’y installer un jour. Quatre autres bâtisses (pas construites) sont programmées sur le terrain.

 

Sortir du nucléaire

 

Coût de la construction: 800 000 francs. Un peu plus cher qu’un ouvrage traditionnel. «Mais cela n’excède pas 10% de plus-value par rapport à un édifice classique construit selon les normes en vigueur. La diminution drastique des charges d’exploitation ainsi que la vente du courant permettent d’amortir les surcoûts en moins de sept ans», assure l’ingénieur. Lorsque les Büchi sont arrivés, le 12 février, la température intérieure s’élevait à 14 degrés. Deux jours plus tard, il faisait 21 degrés. Le chauffage, fourni par une pompe à chaleur alimentée par des panneaux solaires couplé à une isolation révolutionnaire assurée par des façades dites actives, a été coupé et «on est jamais retombé en dessous de 19,7», s’enthousiasme Thomas Büchi. Il rappelle qu’actuellement, 50% de l’énergie électrique et de l’énergie fossile sont absorbés par les bâtiments: «Inverser cette tendance est un enjeu majeur pour notre avenir. Le message de la conseillère fédérale Doris Leuthard est clair: la Suisse sort du nucléaire avant 2030. Or tout le monde traîne les pieds. La solution ne peut venir qu’au travers des bâtiments Energie +.»

 

Source:lematin.ch