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a:1:{s:2:"fr";s:71:"L’UE s’entend pour réduire les rejets de CO2 des voitures en 2020 ";}

Il y a plus d'un anpar horizon-durable.ch

Des voitures sur la rocade toulousaine
© AFP/Archives Remy Gabalda

 

Bruxelles (AFP) – L’Allemagne a accepté vendredi les modalités imposées aux constructeurs automobiles pour réduire les rejets de dioxyde de carbonne (CO2) des voitures particulières à 95 grammes par kilomètre fin 2020, a annoncé la présidence lituanienne de l’UE.

 

L’accord conclu mardi avec le Parlement européen et la Commission a été approuvé « Ã  l’unanimité par les représentants des États à Bruxelles Â», a précisé le ministre de l’Environnement lituanien Valentinas Mazuronis dans un communiqué.

 

Il est toutefois très éloigné des demandes des constructeurs allemands, qui réclamaient de différer la réalisation de l’objectif à 2024.

 

Berlin était revenu sur l’accord bouclé en juin avec le Parlement et la Commission et avait obtenu de reprendre les négociations pour arracher à ses partenaires quelques concessions.

 

La chancelière Angela Merkel s’est personnellement impliquée dans cette négociation pour défendre les intérêts de l’industrie automobile allemande spécialisée dans les grosses cylindrées.

 

Les constructeurs allemands ont finalement obtenu une année pleine, soit jusqu’au 31 décembre 2020 au lieu du 1er janvier. Et grâce aux +supercrédit+ (bonifications) accordées pour les véhicules peu polluants et électriques, les constructeurs pourront allonger ce délai jusqu’à 2022, a-t-on expliqué de source européenne.

 

Concrètement, chaque fois qu’un constructeur immatricule une voiture électrique ou très peu polluante, il peut vendre plusieurs grosses cylindrées grosses émettrices de CO2 sans pénaliser sa moyenne globale.

« Cela va contraindre les constructeurs allemands à investir massivement dans des petites voitures moins polluantes et dans les véhicules électriques afin de compenser les émissions de leurs grosses berlines Â», a commenté cette source.

 

« C’est la fin de partie Â», a commenté un négociateur. « Berlin a du avaler un résultat assez éloigné de ses demandes initiales et au final, l’objectif reste donc 95g/km en moyenne européenne en 2020, même si c’est fin 2020″, a-t-il souligné.

 

Cet accord laissera toutefois des traces difficiles à oublier pour certains pays, choqués par la violence des dirigeants allemands qui sont allés jusqu’à menacer leurs homologues des pays du sud de bloquer des plans de sauvetage et des soutiens financiers pour leur forcer la main, a confié à l’AFP un négociateur.

 

© AFP

 Source : fedre.org

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