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Quand les Suédois innovent...

Il y a plus d'un anpar Horizon-Durable

Le monde globalisé dans lequel nous vivons actuellement voit s’accroître tous les jours les flux de toutes sortes, dont celui des personnes. Ainsi, nous voyageons et nous déplaçons toujours plus, que cela soit en voiture, en avion, ou tout autre engin motorisé. Se pose alors une question qui n’a de cesse de nous tarauder, comment ferons-nous lorsque les limites du pétrole seront atteintes ? Car nous le savons depuis bien longtemps, cette ressource n’est de loin pas infinie et il faut donc songer à pouvoir la remplacer pour ne pas aller droit dans le mur.




C’est pourquoi, en Suède, un ingénieur a développé un procédé révolutionnaire. En effet, dans tous les pays, un problème coûteux à traiter est celui des eaux usées. Or, dans cet article, vous pourrez découvrir de quelle manière ces eaux peuvent en fait être utiles puisque transformables en une nouvelle énergie. Ce problème causé par nos déchets organiques peut donc se révéler être en fait une solution à un autre problème énergétique.


Nous allons voir comment se déroule le processus qui permet ainsi de récupérer un carburant propre. Tout d’abord, les eaux usées empruntent le chemin des égouts. Ensuite elles sont canalisées sous une colline qui abrite une usine sous-terraine longue de 42 kilomètres de galeries. C’est à cet endroit que les eaux usées sont séparées afin de n’utiliser que les excréments. Ceux-ci sont envoyés dans de grandes cuves enterrées dans la roche. Leur nom n’être autre que des digesteurs puisque ce sont des sortes d’estomacs chauffés à 37°C. Là-dedans, on y trouve des millions de micro-organismes qui adorent se nourrir de nos déjections. C’est ensuite en les digérant qu’ils rejettent un gaz. Ce gaz est précieux puisque c’est du méthane qui devient un biogaz, ou, autrement dit, un carburant propre.


Quotidiennement, 18'000 mètre cube de ce biogaz sont ainsi récupérés, concentrés et finalement envoyés directement sur le réseau routier. Il sera notamment utilisé dans la station-service qui se trouve juste à côté de l’usine.


La circulation de ce carburant ne se fait que depuis 7 ans et pourtant, il y a déjà 10% des bus de la ville qui peuvent rouler grâce à lui.


Cette énergie est donc présentée comme celle du futur puisque tant que l’on mangera et donc que l’on ira aux toilettes, cette énergie est potentiellement disponible.


Actuellement en Suède, 30'000 véhicules roulent déjà au biogaz. Il faut cependant savoir que ceux qui roulent encore au pétrole se voient taxés. Or, lorsqu’on apprend que les Suédois peuvent voir leur taxe grimper jusqu’à 1500 Euros par année, tandis que les carburants verts sont exemptés de toute taxe, l’on peut alors plus facilement comprendre leur motivation à passer à une autre énergie.


Cependant, ce cas suédois donne à réfléchir et à sérieusement songer à développer de nouveaux moyens pour créer une énergie plus verte. Peut-être alors pourrons-nous voir un avenir sans pétrole sous un jour meilleur et moins contraignant quant à tous nos usages réguliers nécessaires (ou non) qui réclament du pétrole comme source énergétique. Le cas suédois est une porte ouverte sur une nouvelle manière de penser nos besoins et laisse entrevoir de belles perspectives.



Source : http://www.youtube.com/watch?v=s3HPdO3rnIA&feature=related, émission Capital Terre de M6 du 7 septembre 2011




Horizon-durable - Laura Raimundo