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Les Besoins

Il y a plus d'un anpar Horizon-Durable

L’homme puise ses ressources du sol afin de s’élever. La Terre est l’essence de l’homme, sans elle la vie ne serait possible, c’est notre mère à tous. Ce syllogisme ne semble plus être tellement d’actualité.  L’homme dont les yeux sont plus gros que son ventre l’épuise de jour en jour avec le poids de sa gourmandise.

 



On en voit les conséquences à travers le dérèglement climatique, le réchauffement global, les trous dans la couche d’Ozone, l’épuisement des ressources inégalement réparties... Le développement durable semble être une solution aux dérisions humaines. Ce concept, introduit pour la première fois en 1987 dans le rapport Brundtland, consiste en « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de "besoins", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder la priorité absolue, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale imposent sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. Â»[1] Pour expliciter ce propos, dira-t-on que le développement durable permet la préservation de notre planète dans le long terme tout en partageant ses ressources de manière à ce que tout homme puisse vivre dignement. C’est un challenge plus que conséquent pour la population. Nos besoins capitalistes dans un pays développé comme la Suisse doivent laisser place à une régulation et une répartition mondiale de notre base, la Terre.

 

Un besoin est à priori personnel et intime. Il est souvent synonyme de manque ou de nécessité. C’est tout de même plus ambigu que cela. Les besoins primaires (se nourrir, se vêtir, se loger, se reproduire…) sont certes communs à toute espèce vivante d’une manière ou d’une autre. Il est nécessaire de faire face à la nature pour notre pérennité comme celle de notre environnement. Ces besoins innés et physiologiques constituent l’objet de la biologie.

 

En ce qui concerne notre mode de vie, notre manière de choisir, les sciences sociales prennent le relais. La façon dont nous choisissons de nous nourrir par exemple est propre à chaque société, chaque catégorie socioprofessionnelle, chaque groupe, chaque individu. L’homme est conditionné par son environnement et ce depuis toujours. Nomade ou sédentaire, éleveur ou agriculteur, seigneur ou serf, marin ou terrien, maître ou esclave, bourgeois ou prolétaire, l’homme doit ses valeurs aux clivages de l’Histoire. Des valeurs dictant le parcours de vie de chaque individualité à travers un certain habitus[2] inculqué par des institutions comme l’éducation ou l’Etat. Une société est par définition un rassemblement de personnes vivant en harmonie avec plus ou moins de règles communautaires, valeurs et autre mœurs. À partir de là, les restrictions cadrent les volontés, désirs, aspirations et besoins de chacun. Apparemment personnels, nos besoins sont en réalité une volonté d’homéostasie biologique et physiologique poussée par une motivation sociétale et institutionnalisée.



[1] RAPPORT BRUNDTLAND - AVANT-PROPOS, Notre avenir à tous, [en ligne], 2007, p.40, http://www.cannes.com/images/stories/docs/qualitevie/environnenment/dev_durable/rapport_brundtland.pdf.
[2] WIKIPÉDIA, Habitus (sociologie), [en ligne], 2010, http://fr.wikipedia.org/wiki/Habitus_%28sociologie%29.



Horizon-durable - Laura Raimundo