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Ampoules écolo

Il y a plus d'un anpar Horizon-Durable

Est-ce bien écolo?


Les ampoules nouvelle génération consomment quatre à cinq fois moins d'énergie que les ampoules à filament. Leur efficacité est aussi très supérieure alors que 90 % de l'énergie utilisée par une ampoule à incandescence disparaît en chaleur.

De plus, à la différence des ampoules classiques - qui doivent être jetées dans la poubelle ordinaire - les LBC sont à 93 % recyclables… à condition d'être collectées dans les bacs disponibles chez les revendeurs. C'est indispensable, car elles contiennent du mercure, à dose légère, mais très toxique dans la nature. Une taxe de recyclage de 0,25 € est d'ailleurs incluse dans le prix.



Quand fait-on des économies?


9 % de la facture d'électricité provient de l'éclairage (hors cuisson, eau chaude et chauffage), pour une consommation moyenne par logement et par an de 350 kWh. Selon l'Ademe, chaque ménage français possède en moyenne vingt-deux lampes, en achète trois par an.

Cinq à huit fois plus chères à l'achat, les lampes basse consommation deviennent rentables dès la première année en raison de leur très faible consommation énergétique et leur durabilité 8 000 heures environ contre 1 000 heures pour une ampoule classique, soit huit à dix ans en moyenne, parfois plus.


 Les prix vont-ils baisser?


Le prix des lampes basse consommation est artificiellement maintenu à un prix élevé. La majorité est fabriquée en Chine et taxée aux frontières européennes à 66 %. La Commission européenne a envisagé d'abolir cette taxe. Finalement, une décision de prolongation des droits antidumping a été adoptée et une nouvelle décision doit être prise cet automne. On peut aussi compter sur la production de masse (actuellement 2 milliards d'ampoules fluo-compactes contre près de 12 milliards d'ampoules à filament).

Est-ce vraiment efficace ?


La correspondance de puissance n'est pas toujours celle annoncée sur l'emballage. On parle d'une multiplication par cinq, mais ce chiffre est approximatif. De plus, les allumages répétés restreignent la durée de vie des LBC. Il faut éviter de les placer sur minuterie, à moins de prendre un modèle spécial, et ne jamais la brancher sur un variateur de lumière. Enfin, la qualité de la lumière n'est pas toujours aussi bonne que celle des ampoules classique et dépend de la qualité de la poudre fluorescente utilisée.

D'autres bonnes idées économes et vertes


Les LED. Les diodes électroluminescentes (LED) avec leur durée de vie « imbattable », de 50 000 à 100 000 heures, leur consommation électrique dérisoire et un allumage instantané, pourraient bien supplanter les lampes fluo-compactes. Mais leurs points faibles sont encore trop rédhibitoires pour le grand public : leur coût est élevé (40 € pour l'équivalent d'une 60 Watts) et le rendu des couleurs est insatisfaisant. Elles sont aussi difficiles à trouver (les grandes surfaces de bricolage en proposent).

Le wattson. Aux États-Unis, l'objet tendance et écolo du moment s'appelle Wattson. Il s'agit d'un compteur qui affiche en temps réel la consommation d'électricité totale du foyer, en kWh ou en espèces sonnantes et trébuchantes. Passant du rouge au bleu selon la consommation, il permet de détecter les consommations cachées et s'avère être un redoutable outil pour faire des économies, moyennant un investissement conséquent : tout de même 180 €.

Du mercure et des radiations ?


Les ampoules basse consommation ne seraient pas la panacée. La présence de poudres fluorescentes et de vapeur de mercure dans le tube fait de ces lampes un déchet dangereux sur le plan écologique nécessitant une élimination particulière. L'Agence de protection environnementale des États-Unis, estime que 800 millions de lampes fluorescentes sont jetées chaque année, provoquant ainsi la contamination au mercure de 81 000 km2 d'eau.

Il est donc impératif qu'elles soient ramenées chez un revendeur, à l'instar des piles.

Plus inquiétant encore, une récente étude du Centre de recherche et d'information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) aurait mis en évidence une pollution électromagnétique émanant des ampoules fluo-compactes à une distance inférieure à 20 cm. Cette étude est contestée par les industriels. Des expérimentations seront réalisées prochainement par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement, qui travaille à la mise au point d'un protocole d'essais.

Certains fabricants ont d'ores et déjà placé un filtre antiradiations. En attendant, il faut éviter de placer une ampoule basse consommation de forte puissance dans une lampe de bureau si on passe des heures tout à côté. En revanche, il n'y a aucun risque de brûlures, ces ampoules ne chauffent pas.

La Dépêche