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Tout n'est pas beau au pays du bio

Il y a plus d'un anpar Horizon-Durable

Beauté Bio liste les substances problèmatiques et livre un palmarès des gammes de produits.
DR
Certains cosmétiques bio ne sont pas exempts de substances pouvant poser problème.

Faire le tour des composants utilisés par les marques est un travail de longue haleine.

Un site web dresse le palmarès le plus complet qui soit des gammes disponibles en Suisse

Utiliser des cosmétiques bio, c'est acheter l'assurance d'être à l'abri des risques potentiellement liés aux produits de synthèse présents dans les
préparations industrielles. C'est en tout cas l'un des fondements du concept bio. La réalité est plus complexe. Comme le relève Benoît Saint Girons,
auteur et fondateur de l'Association Suisse bien être, «le bio n'est pas systématiquement dénué d'ingrédients problématiques»; un constat qui l'a
mené à lancer le site beautebio.ch qui tient un palmarès des produits naturels.
Interactions inconnues
«Il faut savoir que plus de 20'000 substances sont utilisées par l'industrie des cosmétiques et que 90% d'entre elles n'ont pas fait l'objet d'étude
d'inocuité de la part des fabricants», insiste M. Saint Girons. Ceux-ci considèrent en effet que les quantités en jeu sont trop faibles pour poser
problème. Le produit final est testé sur des cobayes humains, «mais les effets de la diffusion dans l'organisme des substances chimiques ne sont
quant à eux pas étudiés». Lorsqu'on se badigeonne de crèmes et parfums divers, ce sont pourtant plusieurs centaines de produits différents qui
finissent dans notre organisme et «leurs interactions sur le corps ne sont absolument pas connues».
Papesse de la cosmétique
Manière de dire que le bio évite au moins les ingrédients cancérigènes ou neurotoxiques. Toutefois, certaines marques bio utilisent des produits qui
posent problème: «L'alcool benzylique par exemple, mentionné sous le terme benzyl alcohol dans les compositions, est un conservateur présent
même dans le bio, et certaines plantes servant à produire des huiles essentielles en contiennent naturellement.

Mais dire que l'alcool benzylique n'est pas souhaitable dans les préparations naturelles est une chose, déterminer pourquoi en est une autre, et les
collaborateurs de beautebio.ch ne sont pas chimistes. «Ce n'est pas notre objectif», répond Benoît Saint Girons, «notre palmarès est basé sur la
classification de Rita Stiens, la papesse des cosmétiques en Europe et sur celle diffusée par les Américains d'Environmental Working Group.»
Du bleu au rouge
La première a notamment publié La vérité sur les cosmétiques et La vérité sur les cosmétiques naturels ; les seconds tiennent un répertoire en ligne
(www.cosmeticsdatabase.com) de la majeure partie des produits utilisés en précisant les problèmes qu'ils peuvent poser, du cancer aux
modifications cellulaires. Les deux classent les produits du bleu (très bien) au rouge (à éviter).
Presque parfait
Le site a croisé les deux listes et exclu toute marque utilisant un ingrédient signalé en rouge sur l'un ou l'autre répertoire. Toutefois, précise M. Saint
Girons, qui veut éviter toute chasse aux sorcières, «ce n'est pas parce que vous utilisez un produit contenant une substance soupçonnée d'être
cancérigène que vous développerez un cancer. Seule l'accumulation de produits mal connus et leurs croisements dans les cosmétiques,
l'alimentation, etc., peuvent provoquer cancers et maladies de civilisation.»

Quant aux marques n'incluant que des produits considérés comme inoffensifs pour la santé, elles ne peuvent être considérées que «presque
parfaites» tant les études sont lacunaires et les découvertes futures pourraient conduire à de sérieuses remises en question.
www.laveritesurlescosmetiques.com

Benoît Saint Girons

www.ewg.org

www.cosmeticsdatabase.com

www.beautebio.ch
BENOÃŽT SAINT GIRONS

GHI