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Il y a plus d'un anpar horizon-durable.ch

Des enfants devant une fonderie de fer dans la banlieue d’Abidjan, le 19 août 2015
© AFP/Archives ISSOUF SANOGO

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) – Les enfants sont les premières victimes du réchauffement de la planète, selon l’Unicef: 690 millions d’entre eux vivent dans les régions les plus exposées aux conséquences du changement climatique.

 

Environ 530 millions d’enfants habitent des pays soumis régulièrement à des inondations catastrophiques, la plupart en Asie, et 160 millions dans des zones de grande sécheresse, notamment en Afrique, indique une étude publiée mardi par le Fonds des Nations unies pour l’enfance, à quelques jours de la conférence sur le climat à Paris.

 

« Le nombre d’enfants exposés aux risques climatiques est inquiétant Â», souligne l’étude.

« Ce sont les enfants qui vont souffrir le plus du changement climatique, ils en subissent déjà lourdement les conséquences Â», explique Nicholas Rees, l’un des auteurs.

 

Les événements climatiques extrêmes amplifiés par la hausse de la température mondiale –ouragans, inondations, sécheresse, vagues de chaleur– accélèrent aussi la propagation des principales maladies infantiles comme le paludisme, la malnutrition, la diarrhée aigüe et la pneumonie.

 

La sécheresse ravage les cultures et fait grimper les prix alimentaires, aggravant la malnutrition dans les pays pauvres. Celle-ci est responsable de la moitié des décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde ainsi que de retards de croissance, rappelle l’Unicef.

 

Les enfants en bas âge sont aussi particulièrement vulnérables aux vagues de chaleur qui entrainent une déshydratation parfois fatale.

 

L’Unicef recommande de « donner la priorité dans l’adaptation au changement climatique aux besoins des plus vulnérables, dont les enfants Â».

 

Davantage d’enfants pourront être préservés des pires effets du réchauffement si l’action entreprise pour réduire les émissions de gaz à effet de serres (principales responsables du réchauffement) est plus ambitieuse, affirme l’étude.

 

Il faut aussi réduire les inégalités, souligne Nicholas Rees: « un enfant pauvre et un enfant riche n’ont pas les mêmes atouts Â» face à une inondation ou à la sécheresse.

 

Quand une catastrophe climatique se produit, ajoute-t-il, chaque enfant « doit pouvoir continuer à aller à l’école et à recevoir les soins dont il a besoin Â».

 

Cette étude est publiée à quelques jours de l’ouverture de la conférence climatique de Paris (COP21) qui ambitionne de réunir assez d’engagements pour limiter le réchauffement à 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle.

 

140 dirigeants mondiaux doivent se retrouver près de Paris du 30 novembre au 11 décembre pour tenter de boucler un accord ambitieux et contraignant.

 

© AFP

Source: fedre.org

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