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Les ampoules économiques, bonnes pour le climat !

Il y a plus d'un anpar Horizon-Durable
Selon l'Agence internationale de l'énergie, si la population mondiale se convertissait aux lampes à économie d'énergie, la planète diffuserait 470 millions de tonnes de CO2 de moins en 2010, ce qui représente la moitié des objectifs de réduction de CO2 prévus par le protocole de Kyoto! Les ampoules économiques sont plus chères à l'achat, que les lampes dites "classiques" mais leur consommation se révèlent au final plus économiques. Elles nécessitent 3 à 5 fois moins d'électricité et durent 6 à 15 fois plus longtemps que les ampoules à filament.

En Grande-Bretagne, il a été décidé d'interdire à la vente les ampoules à forte consommation d'énergie dès janvier 2008, avec un objectif de substitution complet par des modèles plus économiques pour début 2012. L'Australie veut remplacer ses ampoules à filament par des lampes économiques d’ici 2009 ou 2010. Grâce cette mesure, ils pourront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 4 millions de tonnes d’ici 2012. Quant à l'Union européenne, ses membres ont demandé à la Commission en charge du dossier de leur présenter des propositions à adopter en 2008. Pour les lampes qui permettent d'économiser l'énergie dans les foyers privés, l'échéance pour une décision est fixée à 2009. La Suisse? on y réfléchit, mais bon...tout cela n'avance pas très vite!

Selon une étude publiée récemment par une revue d’ingénieurs australiens (The Environmental Engineer), le bilan carbone des lampes fluorescentes est positif. En effet, bien que leur fabrication nécessite plus d’énergie, les lampes économiques durent plus longtemps. Il faut savoir que dans les ampoules classiques plus de 90% de l’énergie sert à produire de la chaleur plutôt que de la lumière. Dans les lampes fluorescentes c’est un gaz qui est chauffé par le courant et qui éclaire grâce au rayonnement ultra-violet qu’il émet.

Mais attention, la présence de poudres fluorescentes et d'un gaz à base de vapeur de mercure dans le tube, non dangereuses en cours d'utilisation, fait que ces lampes constituent un déchet dangereux nécessitant une élimination particulière. Rappelons quele mercure est également libéré, directement dans l'atmosphère, lors de la production d'électricité par combustion d'énergies fossiles. En consommant moins d'énergie, l'utilisation de lampes économiques permet de libérer moins de mercure dans l'atmosphère. D'autre part, il existe de plus en plus de procédés ad hoc pour récupérer le mercure utilisé dans les lampes économiques. Depuis le 1er août 2005, ces lampes peuvent être remises gratuitement dans tous les points de vente. Le taux de récupération n'est que d'environ 60%, soit 5,8 millions de pièces en 2004. Ceci signifie que 3,8 millions de ces lampes sont encore jetées dans la poubelle. Avec une teneur en mercure de 10 à 15 mg par lampe cela correspond, à une quantité totale de 37 à 54 kg de mercure qui finisse dans les usines d'incinération.

Les ampoules électriques suivent une technologie qui n'a pas évolué depuis près d'un siècle. Nous devons vivre avec notre temps et remplacé progressivement nos ampoules classiques par des économiques, mais n'oubliez pas de les recycler!

Pour plus d'informations:
Fondation suisse pour le recyclage des sources lumineuses et luminaires:www.slrs.ch Office fédéral de l'environnement: www.ofev.ch


Des économies d'électricité plutôt qu'une nouvelle centrale nucléaire
Ecologie libérale passe la vitesse supérieure dans le domaine des économies d'électricité en lançant une salve d'interventions parlementaires. Les mesures touchant le domaine bâtiment seront déposées dans les parlements cantonaux et celle concernant l'éclairage le sera au Conseil national.
Les bâtiments sont responsables de près de la moitié de la consommation énergétique en Suisse. Il est dès lors évident pour nous que ce secteur est un domaine d'action prioritaire.
Voici la liste des différentes mesures proposées par Ecologie libérale:
*Mise en place de prêts à taux d'intérêts zéro pour l'assainissement des chauffages électriques directs.

*Proscription les chauffages électriques directs d'ici 10 ans.

*Obligation d'installer, dans les résidences secondaires, un système télémétrique de commande à distance du chauffage électrique direct dans les plus brefs délais.

*Limitation de la puissance des pompes de circulation de chauffage à 1 pour mille de la puissance du chauffage.

* Proscription l'installation de nouveaux boilers électriques sans complément de chaleur renouvelable (solaire, bois, pompe à chaleur, ...). *Proscription les résistances électriques chauffantes additionnelles dans les pompes à chaleur et les rubans électriques chauffants sur les conduites d'eau chaude sanitaire pour le maintien en température des ces dernières.

*Obligation de brancher les nouveaux lave-vaisselle et lave-linge au réseau d'eau chaude et froide.

*Possibilité de déduire du revenu fiscal la pose d'installations de production d'électricité renouvelable (panneaux photovoltaïques, éolienne, cogénération au bois ou au biogaz, petite hydraulique).

*Proscription l'installation de nouveaux néons au ballast classique.


Ces différentes mesures doivent passer par une intervention de l'Etat et ne peuvent être laissées au bon vouloir des citoyens. Elles sont trop techniques et on ne peut pas demander à chacun de faire un diplôme d'ingénieur-conseil…

Ces mesures permettront d'éviter la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. Les économies d'énergie réalisées profiteront à plusieurs secteurs économiques suisses, puisqu'il n'est pas possible de délocaliser une économie d'énergie.

Alors, avant de vouloir produire encore plus d'électricité, commençons par arrêter de la gaspiller!

Växjö, petite ville suédoise érigée en modèle d'écologie

A Växjö, plus de la moitié de l'énergie consommée par cette petite ville du sud de la Suède provient de sources renouvelables. La commune de 80 000 habitants a ainsi diminué de 24 % ses émissions de CO2 entre 1993 et 2005. Et elle espère les réduire de moitié d'ici à 2010. Un engagement salué par la Commission européenne, qui lui a décerné le premier prix de l'énergie durable pour l'Europe. «L'avantage, c'est que les politiciens ne peuvent plus rentrer chez eux et dire que l'environnement n'est pas important», plaisante Sarah Nilsson, responsable de la planification énergétique à la commune.
Les élus ont aussi réalisé que «l'écologie peut être une ressource et non une contrainte», résume So Hie Kim-Hellström, qui travaille pour la commune.
Dopée par ces succès, Växjö s'engage en 1996 à devenir une «ville sans combustible fossile». Et fait venir des experts de la Société suédoise de conservation de la nature (SNF), chargée de former élus et fonctionnaires. En 2002, la commune se dote d'un premier «écobudget» annuel, qui encadre la gestion des ressources naturelles, tout aussi contraignant que le budget traditionnel. «Du coup, l'environnement n'est jamais oublié, puisque nous en discutons au moment de la préparation du budget, de sa présentation et de son évaluation», remarque AnnaKarin Unger, coordinatrice à la direction de l'environnement.
L'an dernier, les élus se sont fixé de nouveaux objectifs pour les dix ans à venir. Växjö s'est engagée à réduire de 20 % sa consommation d'électricité par habitant d'ici à 2015, et à diminuer de 70 % ses émissions de CO2 avant 2025. La municipalité veut aussi encourager l'agriculture bio, augmenter le recyclage des déchets ménagers, réduire sa consommation de papier, étendre la surface de ses réserves naturelles et limiter les rejets de nitrates dans les lacs. «Nous savons ici qu'économie et écologie sont deux concepts qui vont ensemble, même si ce n'est pas évident au premier abord», observe le maire, Bo Frank..
L'enseignement de cette expérience? Même s'ils s'intéressent à la protection de l'environnement, beaucoup d'habitants de Växjö semblent ignorer l'engagement particulier de leur municipalité. Pour Mark Hinely, informaticien qui a depuis longtemps renoncé à la voiture, c'est un signe : «On a montré qu'il était possible de faire beaucoup de choses, sans entraîner des changements dramatiques dans nos habitudes, contrairement à l'idée répandue.»

Ce texte est tiré d'un article du journal Libération du 12 mai. Il démontre bien comment on peut changer sans diaboliser l'écologie. Les communes ont aussi un rôle important à jouer dans cet enjeu planétaire.

Isabelle Chevalley présidente d'Ecologie libérale

Economie suisse à côté de la plaque

Le 21 février dernier, on pouvait lire dans un communiqué d'Economie suisse au sujet de la nouvelle politique énergétique de la Confédération:

"Il faut néanmoins déplorer que le Conseil fédéral entende mettre le poids sur les mesures d'efficacité énergétique et les énergies renouvelables en dépit des contributions faibles qu'il faut en attendre."

On croit rêver. Seraient-ils rester au 20ième siècle? Pratiquement tous les jours, on peut lire dans les journaux des articles écrit par des économistes décrivant l'intérêt d'investir dans les énergies renouvelables. L'UBS vient de sortir un document sur les changements climatiques intitulé "Climate change: beyond whether". Dans cette publication, ils mentionnent la société à 2000 Watt comme une solution crédible. Cette solution s'appuie sur trois pilliers: les économies d'énergie, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Dommage qu'Economie suisse ne lise pas les publications de leurs membres...

Les économies d'énergie et les énergies renouvelables sont l'avenir énergétique de notre pays. C'est une évidence, n'en déplaise à Economie suisse.


Isabelle Chevalley