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Il y a plus d'un anpar Horizon-durable.ch

Un rayon de fournitures scolaires dans une grande surface
© AFP/Archives Frederick Florin

Paris (AFP) – Trousse en pneu recyclé, compas en bois de hêtre ou même règle plate fabriquée à partir d’amidon de maïs… Si les fournitures scolaires « vertes » sont légion, elles tardent à intégrer les cartables.

Daniel Lacaille, le gérant d’Un bureau sur la Terre, le reconnait volontiers: « C’est dur. Le message est difficile à faire passer et en terme de ventes, on est encore très fragiles. » En dix ans, ce site de vente en ligne fondé à Angers, spécialisé dans les produits écologiques, est pourtant devenu l’un des leaders de ce marché de niche.

Du sac à dos en chanvre aux surligneurs à base d’eau, les fournitures scolaires « vertes » existent depuis longtemps, et couvrent tous les besoins des élèves. Les labels existent aussi, qui offrent une garantie claire au consommateur, le plus connu étant NF Environnement.

Mais les prix sont souvent rédhibitoires, regrette France Nature Environnement (FNE). Jusqu’en 2012, cette fédération d’associations menait une enquête annuelle comparant les fournitures écolos à celles plus classiques. Avec un constat implacable: le chariot « vert » des « essentiels de la rentrée », pour un élève de primaire, coûtait en moyenne deux fois plus cher.

« Les parents relèvent aussi un problème de visibilité. Les fournitures vertes ne sont pas mises en avant. Elles sont difficiles à trouver dans les rayons, à la différence des produits alimentaires », explique Rachel Louiset, chargée de mission Éducation à FNE.

Pour Daniel Lacaille, la question des prix est un faux problème. « On ne pousse pas à la consommation mais à l’achat intelligent et durable. L’idée est de garder ses fournitures plus d’une année scolaire, alors qu’il faut souvent changer les produits moins chers tous les trois ou quatre mois. »

Son site liste les comportements à adopter: choisir des produits rechargeables et des fournitures robustes, réutiliser les produits de l’année précédente s’ils sont encore fonctionnels…

Vieux militant de la cause écologique, Daniel Lacaille évoque aussi des questions de santé publique. Respectueux de l’environnement, ses produits sont garantis « sans produits toxiques ». « On trouve des métaux lourds dans les crayons, des solvants dans la colle. C’est inquiétant quand on sait que ces produits sont destinés aux enfants. »

Il plaide pour la mise en place d’une TVA réduite sur les produits recyclés. Lui s’était lancé en 2007, peu après le Grenelle de l’environnement, quand il avait « senti les choses bouger ». Mais l’idée alors évoquée d’instaurer un système de « bonus malus », copié sur celui ayant fait ses preuves dans l’automobile, n’a jamais été mise en place

 

Source: Fedre.org

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